Les produits laitiers

Les laitages sont-ils indispensables à la santé ?

Boire du lait prévient-il les fractures osseuses ?

Est-ce sans danger pour la santé de consommer 3 à 4 laitages / jour ?

Êtes-vous obligé de prendre un morceau de fromage avec tonton Roger le dimanche ? 

Les recommandations officielles sont dorénavant passées de 2 à 3 laitages par jour, en effet les 3 à 4 produits laitiers par jour étaient de plus en plus contestées par les chercheurs à la suite des résultats des études remettant en question l’efficacité de ces préconisations et leur innocuité à long terme.

Et pourtant encore aujourd’hui on nous fait croire que les produits laitiers sont essentiels à notre santé…

Les risques de l’exclusion des produits laitiers

L’exclusion des laitages nuirait à la santé osseuse en exposant à un « risque accru de fractures. » Et il aurait un impact bénéfique sur la santé osseuse de l’enfant et de l’adolescent. 

Pourtant l’ensemble des données disponibles ne permet pas d’affirmer que les laitages chez l’enfant et l’adolescent sont bénéfiques à leur santé osseuse ni que leur limitation ou leur éviction nuisent à leur santé.

Les enfants qui ne reçoivent pas de préparations à base de lait de vache peuvent se développer parfaitement en consommant des préparations végétales formulées spécialement pour les besoins pédiatriques.

C’est d‘ailleurs l’avis du comité de nutrition de la Société américaine de pédiatrie en ce qui concerne le soja. (Cela fait plus de 40 que des millions de bébés américains sont nourrit ainsi, et ils ne présentent aucuns problèmes)

Les produits laitiers et la santé à long terme

L’ensemble des données associant la consommation précoce de lait et le risque de fracture à l’âge adulte, ne permet pas d’affirmer que le lait de vache absorbé dans l’enfance protège des fractures plus tard dans la vie.

L’argument du renforcement de la densité minérale osseuse ne peut pas servir d’exemple pour la réduction des fractures. Les Suédoises ont les os les plus lourds et les plus denses de la planète, et détiennent pourtant des taux records de fractures. 

De la même manière, une densité osseuse faible ne traduit pas forcément un état pathologique. Dans les pays asiatiques et africains, la densité minérale osseuse est plus faible qu’en Occident, et pourtant les fractures y sont bien plus rares. 

Enfin, l’hypothèse selon laquelle il faudrait consommer beaucoup de produits laitiers pendant l’enfance et l’adolescence pour se mettre à l’abri de l’ostéoporose n’a jamais été prouvée.

Les laitages et la santé osseuse

Os

Des études nous apprennent que les populations qui consomment le plus de lait de vache et d’autres laitages connaissent des taux d’ostéoporose et de fractures du col du fémur parmi les plus élevés au monde.

C’est ce que l’OMS nomme le « paradoxe du calcium et qui est mis par l’industrie laitière sur le compte de caractéristiques génétiques différentes, mais une telle tendance existe dans toutes les populations génétiquement homogènes qui ont augmenté leur consommation de laitages, comme c’est le cas à Hong-Kong.

Les bénéfices des laitages

Les recommandations en faveur des laitages doivent être révisées

Les laitages sont d’introduction très récente dans l’histoire alimentaire de notre espèce. Preuve en est : on estime que les trois quarts de la population de la planète ne tolèrent pas le lactose après le sevrage (40% de la population française) … je vous laisse faire vos propres conclusions.

Il n’existe en l’état actuel des connaissances aucune preuve que ces aliments sont indispensables à la santé osseuse de l’espèce humaine. Continuer, en dépit des données disponibles, de présenter les laitages comme des aliments incontournables, qui règleront les problèmes de santé osseuse, présente le risque de détourner l’attention du public et des professionnels de santé d’autres moyens de prévenir les fractures, comme :

l’exercice physique régulier, la diminution du sel alimentaire, la consommation accrue de fruits et légumes, la limitation des protéines animales, le statut en vitamine D et l’exposition régulière et modérée au soleil, l’arrêt du tabac….

Le caractère officiel d’un avis ou d’une recommandation ne lui confère pas le statut de vérité démontrée. Il y a encore quelques décennies, les autorités sanitaires et les pédiatres conseillaient aux mamans de coucher leur bébé sur le ventre en dépit des données cliniques suggérant que c’était une erreur…

Sachant par ailleurs qu’à ce niveau de consommation ces aliments contribuent grandement à la consommation de graisses saturées et trans et de sucre chez l’enfant, qu’ils sont soupçonnés de favoriser l’acné à l’adolescence, qu’ils sont associés chez l’adulte à un risque accru de cancers agressifs de la prostate et dans une moindre mesure à un risque de cancer du poumon, de cancer colorectal, de maladie de Parkinson et de lymphome non-hodgkinien…

ATTENTION : ces études d’observation ne permettent pas de conclure à une relation de cause à effet, mais des questions sont soulevées et une notion de risque est présente.

Conclusion

En conclusion les relations entre produits laitiers et santé sont tout sauf simples.

Alors les laitages peuvent avoir une place dans notre alimentation (si on les tolère), mais ils ne sont absolument pas indispensables à la santé. Vous pouvez donc vous en passer. Mais vous pouvez aussi en consommer pour le plaisir, en les consommant avec beaucoup de modération. Sinon attendez vous à des conséquences délétères sur votre santé...

Privilégiez les laitages de petits animaux, comme la brebis ou la chèvre, ceux-ci renferment moins d’hormones et sont donc plus adapté à notre physiologie. 

En naturopathie on considère que les laitages favorisent grandement ce qu’on appelle des « colles ». Il s’agit de tout ce qui s’apparente à du mucus, des glaires (vous vous mouché abondamment, une sensation de glaires dans la gorge, les poumons encombrés…). Ces colles encrassent tout notre organisme.

On considère aussi que c'est potentiellement une source inflammatoire générale, d’autant plus si vous ne les digérés pas bien.

Ainsi, le lait peut causer une hyper-perméabilité intestinale, et créer une "toxémie". L'acidité apportée par les laitages va "brûler" le calcium et nos minéraux... Il apparait donc qu'ils sont plutôt toxiques pour notre organisme et devraient être consommés avec précaution.  

Pour vous aider à choisir quoi consommer :

Le lait est le laitage qui affecte le moins l’équilibre acide-base, mais il peut déclencher des réactions d’intolérance au lactose et d’allergie à certaines protéines

Les yaourts sont acidifiants, mais ils contiennent généralement moins de lactose que le lait. Les yaourts renferment souvent des épaississants, des colorants (yaourts aux fruits), du sucre et des édulcorants, des arômes naturels ou artificiels (yaourts aux fruits). 

Les fromages sont généralement pauvres en lactose, mais il faut surveiller leur teneur en sel. Source de beaucoup d’acidité, ils détériorent alors l’équilibre acide-base. Parmi les fromages les moins acidifiants : le petit-suisse, le bleu, le camembert, le saint-nectaire, le roquefort, la mozzarella, le cantal, le munster.

Au final comme toute chose, il ne faut pas en abuser ! L’alimentation est bien plus intéressante dans une approche de diversité plutôt que de quantité !

Vous pourrez trouver du calcium également dans les légumes crucifères, les sardines, les amandes… (Rappel : l'OMS préconise 400-500mg de calcium, contrairement à la france qui parle de 900-1200mg... une sur évaluation insensé de nos besoins )

Maintenant vous savez que vous n’êtes pas obligé d’accepter le fromage avec le verre de vin lors du repas du dimanche avec tonton Roger ! Si vous n’en avez pas envie, vous n’allez pas vous décomposer en miettes.

Le mot de la fin : à éviter le plus possible !

Vins et fromages